NEWS PEOPLE :

Shilpa Shetty

India News

Les Anniversaires des Stars

 

Pourquoi les médias français communiquent-ils très peu sur Bollywood?

 

Prenons un cas pratique : la sortie en avril 2006 du film indien Veer Zaara . Distribué en France par Bodega , cette sortie est l'événement Bollywood de l'année en France.

Alors pourquoi les médias l'ont quasiment ignoré alors qu'ils inondent leurs antennes avec la promotion de films américains et français souvent de qualité médiocre et sans aucune originalité ?

Est-ce la faute des distributeurs ? Non, bien au contraire. Comme nous l'avons vu, ces derniers ont mis les grands moyens et ont su créer un événement hors normes pour cette sortie tant attendue par les fans de Bollywood :

La venue à Paris des acteurs du films, Rani Mukerjee , Preity Zinta ainsi que la plus grande star indienne Shahrukh Khan et le plus connu des producteurs et réalisateurs indiens, Yash Chopra . Avec une séance de dédicaces dans un Virgin Mégastore surpeuplé et qui a frôlé l'émeute et une projection au Grand Rex qui affiche complet depuis des semaines malgré sa capacité d'accueil de trois mille personnes, il aurait était difficile de voir plus grand. D'autant plus que la capitale a revêtit les couleurs de l'Inde pendant une semaine entière avec la projection d'une dizaine de films à l'occasion du Bollywood Week .

Malgré cela, à part quelques articles discret dans la presse, rien. Rien à la télévision, pas même quelques mots ou images aux journaux télévisés. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir communiquer et d'avoir créer l'événement autour de la sortie du film.

Comment cela s'explique t-il ? Par la soi-disante marginalité de Bollywood en France ? Pas seulement.

L'une des raisons les plus probables et qui en fait, est liée plus ou moins à la première, est que les medias français n'ont aucun intérêt à parler de Bollywood .

On le sait bien, la promotion d'un film à la télévision est une histoire d'intérêt, de relationnel . Pourquoi, par exemple, un film comme Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre a bénéficié d'une couverture médiatique unique. Simplement parce que son réalisateur, Alain Chabat , est ami avec la plupart des présentateurs télé, parce qu'il connaît les dirigeants et les producteurs, en clair, parce qu'il connaît du monde. De plus, des investisseurs privés français ont participé au projet. Tout est une histoire de connaissance et d'argent. Si un film est coproduit ou distribué par Canal Plus ou TF1 , il aura droit à une médiatisation démesurée et même rébarbative. Mais si, comme c'est le cas pour les films indiens, le réalisateur n'a aucun lien et/ou aucune popularité avec les medias et le public français, alors pourquoi assurer sa promotion ? Que gagneraient les chaînes de télévisions si ce n'est d'ouvrir leur espace à la culture, chose qu'ils ont négligé depuis fort longtemps à l'exception de La Cinq ou d' Arte .

« L'absence ou l'insuffisance de promotion peut altérer les opportunités de rencontre entre le public et l'ouvre, qui risque de passer inaperçue. Son excès et son incohérence ont aussi de désastreux effets et peuvent détourner le public d'une ouvre qui vaut mieux que son dispositif promotionnel. » (Extrait de Cinéma et marché de Laurent Creton ).

Pour reprendre l'exemple de la comédie musicale indienne Bharati , rappelons qu'elle est parrainée en France par TF1 . Pas étonnant alors que sa promotion ait été assurée en grande pompe (avec notamment un passage télé chez l'animateur de TF1 , Arthur ).

Les films indiens auront donc leur place dans les medias français quand des investisseurs privés comme les chaînes de télévisions s'associeront au niveau de la distribution, de la production ou de la communication avec les réalisateurs indiens ou les petits distributeurs européens .

Tant que cela ne sera pas fait, et que donc, les medias n'auront rien à gagner financièrement parlant, Bollywood restera boycotté et ses films ignorés .

Seul le temps pourra changer la donne.

« Ma conviction est que le public est forcement réceptif à Bollywood et fera de ce cinéma le premier cinéma du monde. Le problème c'est que les distributeurs français ne sont pas convaincus car Bollywood bouscule leurs références. » (Philippe Schuller, spécialiste de Bollywood).

A l'heure actuelle, les premières initiatives émanent, non pas d'investisseurs privés, mais de l'Etat français . Ainsi, après avoir tourné dans de nombreux pays du monde, notamment en Suisse, pays de prédiction pour le tournage des films indiens depuis 30 ans, Bollywood a débarqué dans les Alpes françaises pour enregistrer des séquences du film Vaada   . En France, les autorités du tourisme et les maires les ont accueillis dans les villes de Lyon, Chamonix, Méribel, Annecy et Grenoble, ce qui constitue une première.

En mai 2006, c'est l'équipe du film Don qui viendra tourner quelques séquences à Paris. L'acteur Shahrukh Khan fera partie du voyage. A cette occasion, la France a mise en place des accords préférentiels au niveau financier afin d'inciter les réalisateurs indiens a venir tourner en France.

Cette fois-ci, c'est l'Etat qui ouvre la voie, en espérant que cela incite les investisseurs privés français à prendre le relais.

 

P.J

 

Retour Sommaire Une Niche Inexploitée

Retour Sommaire Dossiers Bollywood



 





 

 

 

Peopollywood© Copyright 2006-2009 - Site consacré à Bollywood. Peopollywood.com, c’est toute l’actualité people des stars de Bollywood. Retrouvez toute les dernières news sur Aishwarya Rai, Shahrukh Khan, Abhishek Bacchan, Amitabh Bacchan, Preity Zinta, Kajol, Aamir Khan, Hrithik Roshan, John Abraham, Kareena Kapoor, Priyanka Chopra, Salman Khan et toutes les stars du cinéma indien qui font l’actualité du moment. contact - publicité - partenariat